Bienvenue à Ingrid Betancourt

Bienvenue à Ingrid Betancourt
Bravo au Président URIBE pour cette magnifique opération de libération des otages sans effusion de sang !

Et réjouissons-nous de cette ambiance de concorde nationale, en France, autour de cette personnalité qui sait parler à nos coeurs...

Comment ne pas être ébloui, en particulier, quand les premiers mots d'Ingrid BETANCOURTont exprimé une pensée solidaire pour les otages encore retenus dans la jungle colombienne ? Car il reste des otages.

J'ai noté à ce sujet la proposition du Président Sarkozy : il est prêt – dit-il – à accueillir en France les membres des FARC qui renonceraient à la lutte armée. J'approuve cette proposition.

Mais alors pourquoi faire cela aujourd'hui et ne pas appliquer cette ligne à ce qu'on a appelé « la doctrine Mitterrand » appliquée, par exemple, à Césare BATTISTI ou à Maria PETRELLA ? Cette incohérence, cette contradiction est inexplicable.

Car la parole de la France est la parole de la France : si des membres des FARC trouvent refuge en France et qu'un jour le gouvernement colombien demande leur extradition, je m'y opposerai, même si l'engagement a été pris par SARKOZY. Car la République, c'est la République, et elle ne peut pas avoir une parole à géométrie variable.
# Posté le mercredi 09 juillet 2008 05:48
Modifié le mercredi 09 juillet 2008 08:30

« La Dame aux Camélias »

« La Dame aux Camélias »

« La dame aux camélias » à Garnier, d'après le roman d'Alexandre DUMAS fils, une musique de Frédéric CHOPIN – dont la plus grande partie est jouée par un piano seul, ajoutant à l'émotion – et une chorégraphie de John NEUMEIER qui date de 1978 – 30 ans déjà ! Mais le vrai néo-classique ne prend pas d'âge...-

Sur scène, les étoiles Claire-Marie OSTA et Mathieu GANIO et, dans le rôle du père DUVAL l'étoile invitée désormais maître de Ballet, Laurent HILAIRE.

L'histoire, on la connaît, est triste, très triste. Mais le ballet est beau, très beau, émouvant au possible. Tellement émouvant qu'on a le sentiment, le rideau tombé, que Claire-Marie OSTA a du mal à s'en remettre et à retrouver l'esquisse d'un sourire... Il faut dire qu'on lui demande de mourir sur scène !

« Il n'y pas d'amour heureux... mais c'est notre amour à tous deux » disait ARAGON : nous y sommes.

Outre la perfection de ce corps de ballet et de ces premiers danseurs au talent éblouissant, j'ai aimé et me suis ébloui devant ces pas de deux, longs, esthétiques, harmonieux, sincères entre les deux étoiles.

Brigitte Lefebvre, la directrice de la Danse de l'Etablissement National m'avait dit « il faut voir cela ». Elle avait raison.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le mercredi 09 juillet 2008 05:44

Sarkozy provoque!

Sarkozy provoque!
Sarkozy, l'homme de l'UMP, devant le conseil national de l'UMP, rigolard, déclare que « désormais en France, quand il y a une grève, plus personne ne s'en rend compte ».
Fanfaron. Est-ce bien cela qu'on attend d'un chef d'Etat.
Provocateur.
C'est fou l'obsession de cet homme de « se payer » les catégories de français les unes après les autres, de leur « rentrer dedans » !... Cette semaine, en quelques jours à peine, il s'est payé l'armée – rien que cela ! ... –. après le drame de Carcassonne, les salariés du secteur public de l'audiovisuel et, maintenant, les grévistes.
Ah ! Il peut être content de lui !
Mais la France, pendant ce temps, est-ce qu'elle se porte mieux parce que Sarko règle ses comptes ?
# Posté le lundi 07 juillet 2008 10:34

Hommage à Maurice Béjart

Hommage à Maurice Béjart
Une douce soirée dans le parc de Versailles pour un hommage à Maurice Béjart.
Même la météo marque une pause alors qu'on était venu avec imperméables et parapluies !
Le décor est somptueux puisque la scène est placée sur un bassin, le bassin d'Apollon avec le château (à gauche) et le parc (à droite) en toile de fond.
L'hommage est rendu par le ballet de Tokyo et ... Sylvie GUILLEM! On court pour voir la grande étoile exilée à Londres...
L'hommage débute par le classique de Béjart, le sacre du Printemps, très bien interprété par le ballet de Tokyo. Du déjà vu, mille fois vu, mais c'est bien fait, propre et techniquement au point. Bonne mise en bouche.
Puis vient l'immense Sylvie pour un solo de huit minutes : la Luna sur une musique de Bach. Un pur régal d'harmonie et d'envoûtement. 8 minutes qui durent une éternité.
Ensuite un ballet dont j'ai oublié le nom avec des joueurs de football US ...sans intérêt. Comme quoi Béjart lui-même pouvait se rater.
Enfin, retour de Sylvie Guillem pour le Boléro de Ravel, toujours sur la chorégraphie Béjart.
J'ai déjà dit et écrit cent fois qu'il y avait trois rencontres dont je ne me lassais et me lasserai jamais : les chevreuils en forêt, les dauphins en mer et... le boléro sur la chorégraphie de Béjart ! Quand, en plus, c'est Sylvie Guillem qui est au c½ur du ballet, là, debout sur la table, on en pleure.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le lundi 07 juillet 2008 10:26

Pina Bausch

Pina Bausch
Pina Bausch au Théâtre de la ville. La grande chorégraphe allemande présente son rêve vieux de 30 ans : une grande création sur l'Inde, pays d'amour et de violence, dont elle avoue, depuis longtemps que c'est un pays qui l'émeut particulièrement.
La pièce est longue, trop longue .
La première partie est une succession de piécettes où l'on retrouve une fois de plus l'eau active – ici, c'est une indienne qui se lave les longs cheveux au bord du fleuve Gange... pardon, dans un sceau – , ou bien des interactions avec les spectateurs du 1er rang à qui l'on vient poser un point rouge sur le front ou bien à qui l'on demande de respirer le parfum d'un long ruban déployé de leurs mains...
C'est long, trop long, presque ennuyeux et, en tout cas, pas assez chorégraphié, dansé.
Puis vient la dernière, enlevée, gaie, et...dansée ! Dansée au sens vif et entraînant du terme, on retrouve alors Pina Bausch.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le lundi 07 juillet 2008 10:13